Regroupement syndical des structures ou sections de Saint-Denis (93) membres de l'Union Solidaires (dont les syndicats SUD)
28 Septembre 2012
Communiqué de SUD Etudiant Université Paris 8 (Saint-Denis)
Le jeudi 20 septembre, lors d’un cours d’Arts plastiques qui se tenait dans les couloirs de l’université, deux étudiants se sont fait agressés par des personnels de surveillance ou vigiles. Ces derniers réclamaient que les étudiants rentrent en « classe ». Un étudiant, qui osait s'étonner de leur demande, s’est alors fait tabassé. Devant la violence de la scène, certain-es étudiant-es sont allés jusqu’à appeler la police.
Nous ne pouvons que dénoncer ces actes. Pour nous, ils ne sont pas ceux d’une personne isolée qui aurait pété les plombs, mais de la
politique de l’université qui veut transformer les étudiant-es en robot qui viennent s'asseoir docilement dans leurs cours et s’en vont sans jamais rien dire. Depuis plusieurs
années, les politiques autoritaires et bureaucratiques de l’université poussent toute association étudiante à demander des conventions seulement pour poser une table. Ces politiques empêchent l’affichage des étudiant qui veulent faire vivre
l'université, et laisse de plus en plus de place à des pubs de plus en plus stupides et totalement déconnectées de la vie réelle. Ces politiques font que l’obtention des salles
devient un parcours du combattant dans le labyrinthe bureaucratique que devient l’université au centre duquel attendent la censure et les donneurs de leçons,. Ces politiques ont
été menées par le biais de l’envoi de vigiles « agressifs sous protection de la présidence ». Le petit monde académique de la concurrence s'invente sa police pour protéger sa
marchandise universitaire. Désormais il y aura des flics pour vous casser la gueule si vous ne rentrez pas sagement en cours. Pour confondre des militants et des étudiant-es d’arts plastiques
qui étudient dans les couloirs, il n’y avait qu’un pas, il a été plus que franchi.
Cette politique de répression est conjointe avec l’envoi de la police contre des manifestations dans l’université, ou avec l'affectation de vigiles à l’entrée de toutes les réunions officielles. Elle va avec l’impossibilité de rencontrer la direction de la fac. En bref, nous assistons à la création d’un bunker présidentiel qui veut surplomber la communauté universitaire.
Nous restons attachés au principe d’une vie étudiante forte qui se développe dans les cours et hors des cours. Nous restons aussi attachés à une pédagogie vivante, donc à des
cours qui ne se déroulent pas uniquement entre quatre murs avec un-e enseignant-e qui récite un texte appris par cœur depuis plusieurs années. Il nous semble que ces questions ne concernent pas
uniquement les étudiant-es mais bien l’ensemble de la communauté universitaire. Quand l’un des corps va mal, c’est nous tou-te-s, Etudiant-es, Biatoss, Enseignant-es, qui sommes touchés.
Nous demandons à la nouvelle présidente et aux élu-es de revoir sa politique de « sécurisation des locaux et des personnes », ce sans quoi il apparaitra logique que les étudiant-es et le reste de la communauté universitaire organisent leur propre défense.
SUD Etudiant Paris 8